Public-Space_Fights-and-Fictions_Magazin.pdf

 

INTRODUCTION BY THE FUNAMBULIST & NEW SOUTH ///
“Who do we exclude from our fictions? Who do we include in our desires?” — Tentative Collective

Architects appear increasingly to be getting interested in the politics of public space. The 36-hour Factory of Thought event at the Akademie der Künste in Berlin is therefore inscribed in a larger movement towards social awareness as a key value in architecture practice. Regardless of its successes or failures, the 15th edition of the Venice Biennale Reporting from the Front, curated by Alejandro Arevena, provides the latest solid evidence of this move. Although such a shift both in the practices and questions encountered by architects can only be a positive shift, what is too often missing from the conversation is the crucial need to question the very nature of public space itself: not only the way it is made and used, but the broader societal vision that it represents and reinforces. A useful starting point, then, is to examine what we mean when we say ‘public’, before we move on to ‘space’, the material that as architects, urban planners and spatial practitioners, we may dissect more comfortably.

Nomades, voyageurs, infortunés, réfugiés, conquérants, contestataires: voilà six catégories de campements que la Cité Chaillot a choisit d’explorer dans une exposition qui ouvre ce mercredi 13 avril. Comment habiter l’éphémère ? Comment construire avec les moyens du bord ? Souvent en marge des villes, les campements passent pourtant rarement inaperçus, ils prennent une place importante dans l’actualité – et dans l’imaginaire collectif.

A l’occasion de l’ouverture de l’exposition « Habiter le campement » à la Cité de l’architecture et du patrimoine, nous discutons de l’habitat provisoire en compagnie de deux architectes : Patrick Bouchain et Philippe Trétiack.

Marie Tavernier • Délaissé

 

Le Tiers-Paysage –fragment indécidé du Jardin Planétaire- désigne la somme des espaces où l’homme abandonne l’évolution du paysage à la seule nature. Il concerne les délaissés urbains ou ruraux, les espaces de transition, les friches, marais, landes, tourbières, mais aussi les bords de route, rives, talus de voies ferrées, etc … A l’ensemble des délaissés viennent s’ajouter les territoires en réserve. Réserves de fait : lieux inaccessibles , sommets de montagne, lieux incultes, déserts ; réserves institutionnelles : parcs nationaux, parcs régionaux, « réserves naturelles ».

 

Interview by Social Science Bites (transcription below)

Geographer Doreen Massey wants us to rethink our assumptions about space. In this episode of the Social Science Bites podcast she explains why.

 

David Edmonds: Doreen Massey has made her reputation by studying space, not outer space, space here on planet Earth. Professor Massey is a geographer who wants us to rethink many of our assumptions about space, including the assumption that it is simply something we pass through. She believes that an analysis of spatial relations between, for example, people, cities, jobs, is key to an understanding of politics and power.

 

Metropolis-movie-poster

Metropolis est un film long-métrage allemand réalisé par Fritz Lang en 1926 dont l’action se situe son action dans une ville futuriste du même nom. À Metropolis, les clivages sociaux et les rapports de classe sont la base de l’organisation de la société : les ouvriers travaillent dur dans les sous-sols crasseux de la cité pour assurer sa survie, dirigés d’une main de fer par la caste des dirigeants, qui réside dans de somptueux jardins suspendus sur les hauteurs de la ville. Le film suit le parcours du fils du maître de la cité, qui cherche à renverser l’ordre établi.

Un film du PEROU, réalisé par Sébastien Thiéry, sur l’arrêté municipal n° 2013/147 du 29 mars 2013 lu par Yves-Noël Genod.


Au petit matin du 3 avril 2013, en lisière de la Nationale 7 à Ris-Orangis, trois pelleteuses anéantissent un bidonville où vivaient 140 citoyens européens de nationalité roumaine. Ici-même depuis quatre mois, sous l’égide du PEROU (Pôle d’exploration des ressources urbaines), riverains et architectes avaient inlassablement construit, dansé, et transformé l’espace du bidonville comme les représentations qui s’y rapportent. La Mairie socialiste n’a cure de ce chantier manifeste et justifie les opérations de police par un arrêté d’expulsion pour « péril imminent ». Ce texte de huit pages transpire la phobie sécuritaire comme la névrose obsessionnelle : les excréments obnubilent, on y raconte que rien de ce qui est bâti ne saurait rester vaillant, et que le pire est immanquablement à venir. En ce qu’il singe le bon sens tout en promouvant la guerre à l’endroit même où c’est l’hospitalité qui devrait se conquérir, ce texte inouï nous ressemble, il porte nos traits. Sur fond noir de la destruction d’un espace où l’on chantait, dansait, faisait l’amour, riait et pleurait, « Considérant qu’il est plausible que de tels événements puissent à nouveau survenir » cherche à saisir ces traits, le visage de notre propre monstruosité.

Annika Eriksson – Wir Bleiben / The Last Tenants (2011)

Wir Bleiben / The Last Tenants is a twenty minutes video loop that focuses on the building where Eriksson used to live. Built in 1755 it has survived centuries, decades and two World Wars. Since the wall came down, the neighborhood has been rapidly gentrified. The work is portraying the last tenants of the building: their decision to remain in their apartments and the fight for their rights. In asking the tenants of the building -– her former neighbors – to tell their story, she provides us with a portrait of the building. In the work, the former tenants speak from a moment of occupation, but also from a marked displacement, as if they were trapped in a time pocket.

La compréhension de la ville peut être aujourd’hui réamorcée par de nouvelles questions. Le genre en est assurément une. Les études qui y sont consacrées sont de plus en plus nombreuses et témoignent de l’intérêt récent pour ce sujet. Il s’agit de regarder le phénomène urbain en approchant la question sociale de façon transversale et en revenant à la question politique par l’identification d’enjeux comme la domination masculine et l’émancipation sexuelle de différentes tutelles, depuis la sphère de l’intime jusqu’à la régulation politique des espaces publics.

Jacques Tati, Playtime (1967) (extrait)

Henri Lefebvre, sociologue français célèbre, livre l’essentiel de ses idées sur la ville et sur la vie urbaine contemporaine, dont il est l’un des critiques les plus durs. Fustigeant le règne de l’automobile et la commercialisation de toute chose, dénonçant une certaine conception superficielle et facile du progrès, il signale que notre civilisation a dramatiquement raté le tournant de l’époque industrielle (révolue) à l’époque urbaine (actuelle) et préconise, après la réforme agraire, la réforme urbaine.

1972, 34 min 25 s