« Actually I should be alone in the world, I, Steiner, and no living being else. No sun, no culture, me alone on a high rock, no storm, no streets, no banks, no money, no time, no breath. At least then I won’t be afraid anymore. »

 

« En fait je devrais être seul au monde, moi, Steiner, et sinon aucun être vivant. Pas de soleil, pas de culture, moi seul sur un haut rocher, pas de tempête, pas de rues, pas de banques, pas d’argent, pas de temps et pas de respiration. Alors je n’aurais plus peur désormais. »

 

Eyal Weizman explains architecture’s key role in the Israeli occupation of Palestine and the evolution of urban warfare.

On a journey across the settlements and roads of the West Bank and along the Separation Wall, Israeli architect Eyal Weizman demonstrates how architecture is central to the Israeli occupation of Palestine.

« Architecture and the built environment is a kind of a slow violence. The occupation is an environment that was conceived to strangulate Palestinian communities, villages and towns, to create an environment that would be unliveable for the people there. » says Weizman.

Les Diogène auraient besoin de tout, mais ne demandent rien.

 

En 1975, deux gériatres anglais, Clark et Mankikar, décrivent un trouble du comportement connu de tout temps et pourtant encore peu étudié jusque-là. Ils le baptisent « syndrome de Diogène », en référence au philosophe grec né à Sinope en 413 avant J.C., chef de file des cyniques et qui vivait dans une amphore.

« Diogène », c’est donc ainsi qu’on qualifie ces humains qui, au cœur de nos villes, entassent, loin des regards, des tonnes de papiers, boîtes, sacs plastiques, journaux, vêtements, aliments, poubelles, détritus, excréments… Au point souvent de ne plus disposer que d’un ou deux mètres carrés pour vivre dans un appartement devenu totalement insalubre. Et au point parfois de ne plus pouvoir pénétrer dans l’appartement et de devoir vivre sur le palier.